mardi 27 novembre 2007

Eloge de L'hypocrisie

playlist Aaron - U turn
Turtles - O happy together.


Ça fait maintenant quelques années que je pratique les colonies de vacance et la formation d'adultes (jeunes la plupart du temps) dans le cadre du BAFA. L'un des marronniers des traditionnelles séances de présentation c'est : " je m'appelle Maryline* et je déteste l'hypocrisie."
Suivi la plupart du temps de son corolaire : " moi je suis cash si j'ai un problème avec une personne je vais la voir direct".
Outre la désolante influence des diverses émissions de télé réalité et de leur soi- disant éloge du parler vrai (alors qu'il est évident que tout y est plus faux et plus lourdement trafiqué que dans n'importe quelle série), on peux y voir une confusion dans le rapport des jeunes aux liens sociaux.

Je m'explique.

Les rapports entre les êtres humains sont une chose complexe et c'est ça qui les rends intéressant. De plus et c'est là que ça devient intéressant c'est que les groupes sociaux auxquels nous sommes confrontés influencent notre comportement, les informations que nous divulguons etc.
Par exemple, la plupart des membres de ma famille en dehors de la famille très proche sont de droite. Dans des réunions de famille j'entends parfois des énormités qui me feraient sortir de mes gonds en temps normal. Pourtant dans cette circonstance sociale précise, soit je ferme ma gueule (l'option la plus courante) soit je réplique avec beaucoup de second degré (du moins j'essaie) pour faire marrer ma sœur (mais il faut reconnaitre que c'est un public assez réceptif).

Je pense que c'est un comportement finalement assez commun même parmi les apôtres du "parler vrai" (même en dehors de toute considération politique).

Est-ce que je vais me faire chier à aller au clash dans une soirée où il y a quelqu'un que je peux pas blairer, du moins tant que le fâcheux (ou la fâcheuse) en question me laisse tranquille? La réponse est bien évidement non.

voilà ça reste sujet à débat, les commentaires sont là pour ça.

jeudi 8 novembre 2007

Toutes les femmes de ta vie

playlist Chumbawamba- tub thumping

les femmes
j'ai eu toutes sortes de relations avec des filles
j'ai été très amoureux de nombre d'entre elles.
Nombre d'entre elles m'ont fait souffrir.

La première qui m'a larguée juchée sur une paire de roller (à contre jour en plus j'avais le soleil dans les yeux une horreur).

la première avec qui j'ai fait l'amour. Je l'ai revue il y a peu elle se rappelle de ça très précisemment et en garde un grand souvenir alors que moi que dalle et il n'y avais aucune substance euphorisante impliquée je vous l'assure.

Cet amour de vacance: deux semaines de passion torride en colo, un mois de passion torride au téléphone, et puis plus rien à la rentrée.

Celle qui étais folle de Jésus et que je n'ai jamais vu nue (la seule que j'ai trompée au cours d'une soirée beaujolais nouveau de 2001 devenue depuis légendaire).

et puis celle avec qui j'ai pensé passer ma vie, celle avec qui j'ai habité pendant deux ans, celle qui avais tellement besoin de drames que j'étais incapable de lui procurer, celle pour laquelle j'ai réalisé ne plus avoir de sentiment une triste nuit de mars quelque part entre 2 et 3 heures du matin. Plus j'y pense plus je me dis que nous n'étions définitivement pas faits l'un pour l'autre.

Cette amie chère avec qui je n'ai eu qu'une seule nuit parfaite. Une soirée où on a juste parlé et bu pendant de longues heures et à la fin quand on ne s'y attendait pas trop...

Cette fille avec qui je me suis littéralement consumé pendant trois semaines de l'automne 2006 et dont j'ai réalisé qu'elle était juste la meilleure amie que je pouvais trouver.

La dernière avec qui j'ai eu une relation principalement basée sur le sexe (et je vous assure que je n'avais jamais connu une alchimie comme ça avant - après je sais pas encore-). J'ai mis cinq mois à me rendre compte que je l'aimais et c'était trop tard elle s'était déjà rendu compte qu'elle ne m'aimais plus.

voilà rien d'incroyable ni trop ni trop peu.
J'en ai fait souffrir, la réciproque est vraie. Certaines m'ont trompé, je l'ai fait aussi.
Juste la vie amoureuse d'un garçon normal de mon âge.

Il n'empêche, je me sens foncièrement acélibataire et en même temps je sais que j'en chie à chaque fois que ça se passe dans les cris et les larmes, la rage et le ressentiment contenu, la résignation et l'acceptation.

et puis il y a la prochaine jolie , intelligente, politisée, incroyablement sexy bref elle va m'en faire voir mais comme le disent si bien nos amis anglo-saxons:

whatever

jeudi 1 novembre 2007

halloween est la soirée la moins sexy de l'année

playlist: glenn medeiros et elsa - un long roman d'amitié.

il est 3h20 et je rentre chez moi (seul mais vu l'état de mon appart je n'aurais même pas osé ramener un vieux pote chez moi) et la conclusion de la soirée c'est que :

1. le maquillage blanc avec les yeux cernés de noir c'est moche.

2. boire des coups avec les potes et leurs meufs c'est toujours bien, même si ils sont (ou vont se ) mariées, même si ils ont des enfants, un boulot, toutes choses que je n'ai pas et que je désire ardemment.

halloween c'est nul les enfants ne sont pas venu me réclamer les carambars et les fraises tagada que j'avais consciencieusement achetés pour eux et que je m'enfile présentement entre deux cigarettes achetées à prix d'or dans un quelconque bar-tabac (même pas dans la rue des martyrs c'est dire...) . Bref une soirée de plus à discuter des mêmes choses avec les mêmes gens et à se rendre compte que c'est toujours aussi bien...